Les autoroutes de la mer : départ timide, une démarche à encourager (partie 2)

Posted on janvier 30, 2011

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En octobre 2010, nous vous faisions part de nos craintes suite au lancement de la première « autoroute de la mer » entre Montoir (Saint-Nazaire) et Gijón en Espagne : un projet ambitieux mais mal calibré, un manque d’ambition politique…

Aujourd’hui près de 4 mois après l’inauguration de la liaison un premier bilan de fréquentation a été réalisé par l’Armateur LDA. Celui-ci mentionne un nombre moyen de 35 camions par traversé (pour rappel la capacité du bateau est de 85 camions par traversée). Auquel nous devons également y ajouter les particuliers qui utilisent également ce mode de transport pour se rendre en Espagne.

Ce niveau de fréquentation qui peut paraitre relativement faible constitue néanmoins l’un des meilleurs démarrage d’une liaison maritime de ce type (selon l’armateur LDA) et ne peut aujourd’hui que continuer à progresser dans les prochains mois (périodes estivales notamment avec les utilisateurs individuels – touristes).

Cap 21 Loire-Atlantique est tenté pour sa part d’y voir un verre un moitié plein. En effet, des transporteurs routiers y ont peut-être trouvé une solution pour rejoindre l’Espagne et ont par conséquent choisi de fuir les routes, une première victoire écologique.

Un accompagnement politique nécessaire :

Néanmoins pour que ce niveau de fréquentation continue à progresser dans les prochains mois et dans les prochaines années, l’ensemble de nos élus doivent continuer à soutenir ce projet au quotidien et réunir l’ensemble des conditions de réussite nécessaire à ce projet.

Cap 21 Loire-Atlantique n’a aujourd’hui pas le sentiment que les élus locaux de Saint-Nazaire souhaitent la réussite de ce projet : Joël Batteur (maire de Saint-Nazaire et président de la communauté d’agglomération de la région de Saint-Nazaire – La Carène) et Gilles Déligota (Conseiller général de Loire-Atlantique de Saint-Nazaire ouest) préfèrent en effet critiquer le projet d’autoroute de la mer en pointant l’ensemble de ces défauts et annonçant dès la mise en fonction de la ligne sont probable échec.

Nous estimons en effet qu’au-delà des critiques, nos élus doivent accompagner au quotidien les projets quel qu’ils soient et tenter d’y apporter différentes actions correctrice.

Parmi les actions correctrices que ces deux collectivités locales (conseil général de Loire-Atlantique et Communauté d’Agglomération de Saint-Nazaire – La Carène), nous pouvons mentionner :

  • Le développement d’une signalétique routière : En effet aux alentours, aucun panneau signalétique ne permet de rejoindre le port de Montoir. Un grand nombre de personnes, particuliers non habitués au port de Nantes-Saint-Nazaire ont ratés lors liaisons faute de signalétique. Pourtant il est relativement aisé et peut onéreux de développer une signalétique pour rejoindre le port de Montoir : modification des schémas locaux de signalétiques et apposition de différents panneaux signalétique.
  • Aménagement des abords du terminal portuaire pour accueillir dans de meilleure condition les chauffeurs de poids-lourd.
  • Entreprendre des actions de communication auprès des compagnies de transport routiers du grand-ouest et d’Espagne.

L’ensemble de ces actions n’ont qu’un coût mineur et ne demande que du courage politique et de la bonne volonté. Malheureusement ce type d’action et d’engagement ne permet pas de gagner de nouveaux électeurs ou de les conserver et n’intéresse que très peu nos élus.

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