Pollution de la Loire et de son estuaire : des risques trop faiblement pris en compte

Posted on décembre 8, 2010

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Le récent épisode de pollution industriel des rives de la Loire au niveau de Rezé (Haute-Ile) par l’entreprise ALVA (fabrication d’huiles et de graisses brutes) s’inscrit aujourd’hui dans une longue série d’accidents industriels venant impacter l’équilibre écologique et naturel du fleuve.

Rappelons parmi les épisodes les plus récents :

  • Le 16 mars 2010 : 400 tonnes de fioul lourd s’échappent d’un navire lors de son chargement à la raffinerie Total de Donges.  
  • Le 24 août 2010 : la station d’épuration de Trentemoult rejette dans la Loire des eaux usées non épurées, contraignant la ville de Saint-Nazaire a interdire la baignade, la pêche et les loisirs nautiques.

Un principe de précaution renforcé de la part du politique :

L’ensemble de ces épisodes de pollution de la Loire, accidentels ou prémédités… doivent nous conduire, citoyens désireux de la préservation de l’environnement ainsi que l’ensemble de nos dirigeants politiques, à accentuer notre vigilance sur le volet de la politique industrielle de la métropole de Nantes Saint-Nazaire, en prenant en compte en amont de l’installation de tout nouvelle activité l’ensemble des risques de pollution de la Loire mais également, en opérant un suivi plus régulier de la qualité des infrastructures industrielles.

Un engagement systématique de la responsabilité des industriels :

Les entreprises ne devraient plus pouvoir impunément privilégier une pollution des espaces naturels comme cela a pu être le cas ce week-end avec l’entreprise ALVA qui a attendu près de deux jours avant d’agir pour faire cesser cette pollution industrielle.

Dans chacun de ces cas de pollution industrielle, nous nous devons de mettre l’ensemble des industriels mis en cause devant leur responsabilité et faire appliquer le principe de pollueur / payeur.

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