Parole de militant : la réforme de la taxe professionnelle, un frein au développement de l’entrepreneuriat

Posted on novembre 15, 2010

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 La loi de finance de 2010 qui vient de reformer la taxe professionnelle au profit d’une contribution économique territoriale commence aujourd’hui à avoir ces premiers effets sur l’activité économique des petites entreprises Françaises.

Nicolas Sarkozy a souhaité engagé dès 2004, une reforme de la fiscalité des entreprises, afin notamment de « garder des usines en France » et d’alléger nettement les charges pesant sur l’investissement et sur le travail. Nicolas Sarkozy aura encore raté l’une de ces reformes en décourageant les jeunes entrepreneurs et en fragilisant les petites entreprises.

En effet, la cotisation foncière des entreprises (CFE) dont les premiers appels de cotisations arrivent dans les boites aux lettres des chefs d’entreprises, vient directement frapper des français qui ont souhaité mettre en avant leur statut d’entrepreneuriat en créant leur propre entreprise et leur propre emploi. Le statut d’auto-entrepreneur créé par le gouvernement de Nicolas Sarkozy devait également les y encourager.  

Le demi-million d’auto-entrepreneurs se voit en effet aujourd’hui imposé au titre de la CFE et ce quelques soient leur niveau de revenu (40% des auto-entrepreneurs ne réalisent aucun chiffres d’affaires). Ainsi énormément de jeunes chefs d’entreprises qui ont notamment pu avoir eu l’espoir d’arrondir leur fin de mois et mettre en application l’un des slogans de campagne de Nicolas Sarkozy : « travailler plus pour gagner plus », vont devoir reverser une partie de leur revenus aux collectivités territoriales.

Pour faire un simple calcul sur la base de l’assiette d’imposition nantaise, 490€ minimum, 98 millions d’euros vont être réclamé à des entreprises dormantes.

 

Cette reforme de Nicolas Sarkozy aura ainsi une nouvelle fois privilégié le profit des grandes entreprises qui seules profitent de ce changement d’imposition.

 

L’esprit d’entrepreneuriat plus que nécessaire en période de crise économique a une nouvelle fois été sacrifié au profit des entreprises du Cac 40.

Attaché à l’esprit d’entrepreneuriat, nous déplorons cette situation qui constituera sans nul doute au développement des entreprises françaises.  

 

Gwenael Boidin.

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