Le retour d’une arlésienne : le dépistage précoce de la délinquance

Posted on novembre 4, 2010

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Dans un récent rapport sur la délinquance juvénile, Jean-Marie Bockel vient de ressortir une arlésienne : le dépistage précoce de la délinquance infantile et le repérage des troubles du comportement dès l’âge de 2 ou 3 ans. Nous ne pouvons en temps que citoyen accepté ces propositions qui nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire.

 

Afin de lutter contre la montée de la délinquance des mineurs (+118% entre 1990 et 2009), Nicolas Sarkozy nous avait proposé en 2006  d’organiser un repérage précoce (à partir de 2 ans) des troubles du comportement des enfants et adolescents. Jean-Marie Bockel reprend aujourd’hui à son compte cette proposition qui tend à un fichage et à un rejet dès le plus jeune âge d’une population qui aurait des gênes et un comportement de futur délinquant. Mais pourquoi vouloir à tout prix réaliser ce type de dépistage, pour mettre à l’écart des enfants, pour leur proposer un suivi médical… ? Selon le rapport remis par Jean-Marie Bockel, la volonté est d’assurer un suivi personnalisé de chaque enfant. Mais alors pourquoi démanteler les réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficultés (RASED) et en diminuant le nombre de psychologue scolaire sur l’ensemble du territoire.

 

Le retour de cette proposition de loi est aujourd’hui à mettre en rapport avec un autre texte aujourd’hui à l’étude : la réforme des soins consentement en psychiatrie (circulaire du 11 janvier 2010). Cette dernière précise notamment que tout individu ayant manifesté des troubles mentaux présentent des risques de trouble à l’ordre public et doivent par conséquent relevé d’un régime pénitentiaire.

 

Ces deux projets ont aujourd’hui de quoi nous inquiéter et doivent-être aujourd’hui plus que toujours être combattu car nous ne pouvons accepter toute forme de discrimination et de rejet de l’autre. Notre gouvernement illustre avec ces deux politiques sa volonté de mettre dos à dos la population Française en stigmatisant à tour de rôle les étrangers, les malades, les jeunes…

 

Pour conclure cette parole de militant, je souhaite reprendre la citation d’introduction du rapport de Jean-Marie Bockel, qui illustre une nouvelle fois le racisme et la volonté du gouvernement de stigmatiser les différentes populations :

 

“Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises

manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun

respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans.”

Socrate

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Posted in: Cap 21, jeunesse, santé